reportage prostitution roumanie

Gabor, qui a fondé une association, "Zambeste pentru viitor" (Souris pour l'avenir).
En 2015, trente-trois des victimes identifiées étaient âgées de moins de 13 ans et trois de moins de sept ans.
Pendant que la France s'interroge sur l'opportunité de pénaliser les clients des prostituées, la traite des femmes continue en Europe.
Une équipe du magazine les suit en exclusivité dans leur traque, des vitrines du quartier rouge de la capitale belge jusque dans l'un des fiefs des proxénètes bulgares."Comment ça "forcée de se prostituer"?Iana Matei, psychologue roumaine qui s'occupe de jeunes mineures victimes du trafic d'êtres humains, a entendu maintes fois cette question.Car une loi du code civil interdit encore le racolage, considéré comme un trouble à lordre public.Une partie d'entre elles réussissent à s'enfuir mais "ce sont surtout des ONG travaillant sur le terrain qui les identifient et les aident à rentrer dans leur pays précise la psychologue, qui a vu passer dans son centre environ 500 victimes dont la plupart ont.Elles viennent toutes de Sliven, au cœur du pays.Iana Matei, psychologue à l'écoute de jeunes mineures victimes du trafic d'êtres humains.« Les forces de lordre (.).Même s'ils se rendent compte qu'il s'agit de mineures, "les Roumains sont habitués à les traiter de "putes s'insurge la psychologue.Aux yeux de la société, "ces fillettes sont coupables alors même qu'elles ont souvent été livrées aux proxénètes par leurs propres familles, indique Mme Matei dans une interview à l'AFP, alors que sort mercredi en France un long-métrage consacré à ce phénomène, Fixeur.
Malgré mon empathie a priori envers cette catégorie de victimes, dans ma tête il y avait une image négative que je n'arrivais pas à chasser raconte-t-il.Mme Matei le confirme: jusqu'en 2007, seul un quart des pensionnaires accueillies dans son centre étaient mineures, alors qu'aujourd'hui les jeunes adolescentes représentent la majorité des effectifs du centre.Abandonné à sa naissance par ses parents, Rupi Gabor, 26 ans, est devenu la proie d'un réseau de proxénétisme après avoir été contraint, à sa majorité, de quitter le foyer de Brasov (centre) où il avait grandi.A Bruxelles, elles sont surtout bulgares, echange permis de conduire prefecture marseille victimes d'un trafic très lucratif.Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous!Tout pour oublier les supplices subis.



Par Julia Beurq Avant la dépénalisation, les prostituées risquaient entre trois mois et trois ans de prison.

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