Elle se chargeait également de recruter de nouvelles prostituées pour des «week-ends».
Les clients affluent : sur numero pour un rendez vous sex sa ligne spécialement dédiée à son activité, elle reçoit jusquà 957 appels émanant de 200 interlocuteurs différents en quatre jours.Les enquêteurs ont exploité "un renseignement faisant état de proxénètes qui se chargeaient de placer des annonces de prestations sexuelles tarifées sur des sites internet tels que Vivastreet ou Wannonces rapporte le parquet.Sil la conduisait en voiture à ses «rendez-vous diffusait des annonces ou intervenait en cas de litige avec des clients, cétait avant tout pour «rendre service».En 2015, alors quelle a à peine 13 ans, elle fait une tentative de suicide.Saint-Amand : les obsèques de la petite Aliana, 8 mois, ont eu lieu sans sa mère.Certaines auraient été prostituées alors quelles étaient encore mineures.«Il est certain que des personnes gravitent autour des jeunes filles qui sadonnent à une activité prostitutionnelle néanmoins il na pas été possible de réunir des charges suffisantes pour les impliquer indique la juge dinstruction dans son ordonnance de renvoi.Mais peu à peu, les enquêteurs mettent en lumière un réseau plus structuré quil ny paraît, polarisé autour de différents établissements daccueil du Val-dOise.En mars 2017, alors quelle venait de fêter ses 15 ans, ladolescente a été mise en examen pour « proxénétisme aggravé en raison de la pluralité de victimes » et placée dans un centre éducatif renforcé en attendant de passer devant le juge des enfants.
La brigade de recherche de la gendarmerie de Senlis était sur le coup depuis octobre 2017.
Le travail denquête commence et les hommes de la brigade de recherche comprennent très vite quils ont affaire à un réseau de prostitution.Le prénom a été changé.Les jeunes filles étaient tout originaire de la région de Pont Sainte-Maxence.Une opération menée le 22 janvier permettra dinterpeller 7 personnes.La jeune prévenue vit depuis plusieurs années dans un foyer de laide sociale à lenfance, multiplie les fugues et les comportements à risque depuis son enfance.« Ce qui est marquant dans ce dossier, cest quil sagit à la fois dun dossier tristement classique de proxénétisme dit «de banlieue», mais il prend naissance dans des foyers de lAide sociale à lenfance, là où justement ces jeunes sont placés pour être protégés déplore.Tout commence en octobre 2017 lorsque les enquêteurs reçoivent un signalement faisant état de plusieurs annonces publiées sur des plateformes internet très populaires comme Vivastreet ou encore Wannonces.





Inès, soupçonnée davoir joué les proxénètes, a une vie tout aussi cabossée.
Walid assure navoir tiré aucun bénéfice financier de ce soutien logistique, à la seule exception dune Smart payée par Inès.
«On aurait aimé que lenquête aille plus loin, savoir qui profite de la détresse de ces jeunes filles et de la défaillance de lEtat dans ce dossier déplore Me Noémie Saidi-Cottier.

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