Dire les viols quelle avait subis, cétait intenter à lhonneur de la famille qui ne le lui pardonna pas.
Si Keltouma Aguis ne sestime pas en mesure dapporter des solutions, elle tient à tirer la sonnette dalarme sur les deux problèmes auxquels sont confrontées les prostitué(e)s.
Larmée doccupation instaure ainsi un règlementarisme sous prétexte de sauvegarder lordre, la morale ainsi que lhygiène publique.Ces débats ont été réactualisés en 1946 avec le vote de la loi Marthe Richard relative à la fermeture des maisons de tolérance.Leurs prostituées, les fameuses Oulad Naïl, y sont organisées en «groupe folklorique indigène».16Lusage, en anthropologie, était traditionnellement daller observer des sociétés autres que la sienne, muni doutils intellectuels et dun matériel à lépaule carnet de notes, magnétophone, vidéo, etc. .Laissée dans un état comateux par ses agresseurs, elle a été hospitalisée durant deux mois avant de tomber sous le joug camping libertin gard dun réseau de proxénètes.14Cest en effet dans ce cadre que jappris ainsi lexistence et le destin de femmes de mon entourage que je nimaginais même pas.Elle ne vivait pas dans le maquis, mais dans sa famille, tandis que son mari, lun des chefs des maquis de la région, lui rendait visite régulièrement.
Cest entré dans la culture profondément franco-algérienne alors que les bordels ont été fermés en Tunisie et au Maroc explique-t-il.
Alger fut mon refuge.Deux femmes de 35 ans sont assises.Cest dans ces conditions que je devais mener mon enquête sur les filles dites communément du kahwat ezahou café de la joie.Chacune y allait de ses souvenirs denfance sur ces femmes prostituées de la Casbah dAlger.21 On peut lire dans le"dien El Watan du 9 novembre 1997, « Mal vie : les chemins de la décadence (.) 33En 2000, alors que la guerre semble sessouffler en Kabylie, à Bougie, le long des places, des cabarets sont ouverts.Mes meilleures cachettes furent les bibliothèques et les archives, alors désertées par les chercheurs.



Devenues des épouses, ce sont celles que jai appelées «les secondes épouses de plaisir» (Ferhati, 2003) à qui, par des rituels appropriés, la société permettait de passer du statut de courtisane à celui de concubine, puis à celui dépouse.

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